MANIFESTATION SAMEDI 2 OCTOBRE 14H30 PLACE DE LA RÉPUBLIQUE A LIMOGES!

Suite à la manifestation du 23 septembre 2010 qui a rassemblé plus de 3
millions de salariés, du public comme du privé, l'intersyndicale
nationale, à laquelle la CNT n'est malheureusement toujours pas invitée,a
décidé de continuer la mobilisation en appelant à une manifestation le
samedi 2 octobre et à une journée de grève et de manifestation le mardi 12
octobre.
Si la CNT aurait préféré que la grève soit reconduite dès le 24 septembre,
comme cela a d'ailleurs été le cas dans certains lieux ou certains
secteurs, et si elle estime que ces dates sont trop éloignées, elle
appelle néanmoins l'ensemble de ses adhérent.e.s et sympatisant.e.s à
participer massivement à ces mobilisations.

En outre, la CNT continue de considérer que face à l'arrogance de classe
du gouvernement, quelques journées isolées ne suffiront pas. La victoire
des salarié.e.s est cette fois indispensable et les organisations
syndicales ne doivent plus subir les défaites de 2003 ou 2007. La CNT
appelle donc toutes ses structures syndicales, à tous les niveaux
géographiques et industriels, à oeuvrer pour la construction d'un
mouvement de grève générale reconductible dès le 13 octobre. Sachant que
ce mouvement ne pourra réussir que dans l'unité syndicale, elle réitère
son appel à toutes les structures syndicales des autres centrales à
l'unité d'action la plus large pour lancer cette dynamique.

La CNT soutiendra toute initiative de reconduction de la grève ou visant à
populariser cette dynamique auprès des salarié.e.s.

Le vote final du projet de loi aura lieu le 20 octobre au Sénat. Nous ne
pouvons plus reculer. Il faut exiger collectivement le retrait de ce
contre-projet de réforme des retraites et de ses appendices (comme la
destruction du service de la médecine du travail  - cf. article
http://www.cnt-f.org/spip.php?article1378 ).

Organisons-nous pour imposer :
- la retraite à taux plein à 60 ans pour tous et à 55 ans pour les
salarié.e.s ayant effectué des travaux pénibles,
- le retour aux 37,5 annuités public-privé,
- l'indexation des pensions sur les salaires,
- la garantie d'un taux de remplacement de 75% du salaire brut (calcul sur
la base des 6 derniers mois),
- pas de pensions inférieures au SMIC,
- le refus des retraites par capitalisation,
- la gestion des organismes de solidarité par les salarié.e.s eux-mêmes,
- la hausse des salaires, induisant automatiquement une augmentation des
cotisations.

Le recul social ne se négocie pas, il se combat !