Rassemblement à 10h devant le Rectorat. AG en fin de manifestation à la
salle annexe Blanqui 3.

En grève pour la refondation de l'école

Le gouvernement va bientôt présenter un projet de loi portant sur la
« refondation de l’école ». Depuis longtemps nous appelons à des
changements profonds dans le système éducatif pour que celui-ci devienne
source d’égalité et d’émancipation. Dans ce but il doit enfin être délivré
du fardeau de la compétition et ne peut reposer que sur la coopération qui
est son antithèse.

Ce projet du gouvernement élaboré une fois de plus sans les enseignants,
les parents et les élèves ne présente pour nous aucune promesse de
« refondation » mais plutôt une parfaite continuité dans la gestion
libérale et autoritaire de l’école. Pour nous un chantier si vaste qui
veut soi-disant faire de l’éducation une priorité ne peut commencer que
par la fin du recours aux contrats précaires et la titularisation de tous
les travailleurs de l’éducation. Celle-ci s’accompagnerait d’une formation
qui permettrait un enseignement de meilleure qualité.

Une école respectueuse des enfants ne peut se concevoir sans l’abandon du
fichage des élèves (base élèves, sconet...) qui est une atteinte à leur
liberté. Le gouvernement veut commencer par la réforme des rythmes. S’il
est pertinent de vouloir adapter les temps scolaires aux enfants, nous ne
pouvons que constater que les mesures prises ne permettront pas
d’améliorer leur vie : les enfants resteront à l’école aussi longtemps
tous les jours (seul le temps de classe est diminué, mais pas celui de
présence à l’école) et y viendront en plus le mercredi matin. Cela ne
pourra que créer des semaines plus fatigantes pour les élèves comme pour
les enseignants. D’autant plus que cette mesure s’accompagne d’une
dégradation des conditions d’accueil pour le périscolaire : un adulte pour
18 enfants, alors que le taux d’encadrement est aujourd’hui d’un adulte
pour 14 enfants en élémentaire.

Nous appelons donc les travailleurs et travailleuses de l’éducation à
faire grève contre la réforme des rythmes scolaires et la réforme Peillon,
pour la titularisation de tous les précaires, pour des embauches massives
à la hauteur de nos besoins et pour l’abandon du fichage des enfants. Nous
les invitons à entamer une réflexion quant aux rôles et aux objectifs du
système éducatif. Nous les appelons à se réunir en assemblées générales
souveraines, afin de faire de cette journée de grève un point de départ,
et non une mobilisation symbolique !