RYTHMES SCOLAIRES : LA MONTAGNE A ACCOUCHE D’UNE SOURIS

Le décret relatif à l’aménagement du temps de l’enfant, pardon…..du temps scolaire, paraissait à première vue « aller dans le bon sens ». Pour les enfants qui allaient à l’APE, plus de journées harassantes de 6 h30; pour tous des journées de 5h30 et pas de rupture de rythme le mercredi. Pour les enseignant(e)s des élèves moins fatigués et donc plus réceptifs et une charge de travail mieux répartie dans la semaine. Des activités pédagogiques complémentaires pour aider l’enfant.

Mais………. Dans beaucoup de cas la prise en charge des enfants par le personnel municipal, soit pendant la pause méridienne soit après la classe, allonge démesurément le temps de garderie sans proposer de réelles activités périscolaires intéressantes et éducatives en cohérence avec le projet d’école. Les municipalités n’offrent pas aux personnels concernés des formations et on assiste à la multiplication d’emplois précaires mal rémunérés……….

Mais………Les activités pédagogiques complémentaires (APC) qui auraient pu permettre d’articuler le temps d’enseignement et le temps périscolaire dans la réalisation de projets culturels, artistiques ou sportifs qui sont nécessaires à tous les enfants se transforment souvent en activités en petits groupes pour l’aide au travail personnel ou à du « soutien scolaire ». Pourtant le besoin d’aide individualisée et de travail personnel est nécessaire à tous les élèves et doit donc s’effectuer dans les 24h de classe au moyen de dispositifs pédagogiques adaptés*

Mais………………. les programmes surchargés et réactionnaires ainsi que l’évaluïte aigue continuent de peser sur le quotidien des enseignants et des enfants.

Mais…………………….. comment le gouvernement espère t-il motiver des enseignants qui ne voient aucune revalorisation de leur statut et sont parmi les moins payés d’Europe? Certains jeunes collègues qui travaillent loin de leur lieu d’habitation doivent se déplacer une journée de plus vont même subir une baisse de leur pouvoir d’achat en raison de l’augmentation de leur budget transport.

Donc « grand débat » sur l’école, petit décret pas vraiment convaincant, ni pour les parents, ni pour les enfants, ni pour les enseignants et leurs collègues employés municipaux. C’est toutefois sans surprise, le gouvernement ayant déjà abondamment renié ses promesses de campagne (là pour être surpris il faut vraiment être naïf) pour mener une politique d’austérité.