Bonne  nouvelle, accompagné d’un mandaté CNT et FO à l’inspection académique, Gilles Lehmann retrouvera sa classe ! Environ 100 personnes ont répondu à l’appel solidaire pour soutenir Gilles.

Article de l’écho d’aujourd’hui:

GILLES LEHMANN RETROUVERA SA CLASSE

L’instituteur suspendu par l’Inspection d’Académie de Limoges n’a pas été sanctionné. Dès lundi, il sera avec ses élèves.

« J’espère que les collègues qui sont dans la même situation que moi ne seront pas inquiétés« . En sortant du bureau de l’inspecteur d’Académie où il avait été convoqué, Gilles Lehmann tien à manifester une pensée pour celles et ceux qui mènent le même combat que lui contre les évaluations de CM2 et plus largement, contre les directives qui vont à l’encontre du savoir des élèves. Celui qui aime rappeler qu’il est d’abord un maitre d’école était arrivé quelques minutes avant son rendez-vous, très serein, sûr de son engagement, mais ouvert au dialogue.

Après 1H40 d’entretien, Gilles Lehmann, accompagné de deux délégués syndiqués, reconnaissait que « le dialogue avait été constructif« . Il est vrai que dans le bras de fer engagé un peu trop rapidement et beaucoup trop sévèrement par sa hiérarchie pour ne pas avoir suivi les consignes pour les évaluations de CM2, il en est sorti vainqueur par KO et la soixantaine de personnes venue le soutenir manifestait par ses applaudissements toute sa satisfaction. Les représentants de la CNT n’hésitaient pas à appeler à « la désobéissance sur les évaluations. La décision de l’Inspection d’Académie est un argument pour refuser cette hiérarchie. Il n’y a pas uniquement la grève pour s’opposer. La désobéissance est aussi un moyen« .

Mais Gilles Lehmann ne se revendique aucun discours encadré. Il préfère agir selon sa conception du métier, plus proche disait-il de la blouse grise que de la blouse blanche. Certes, il n’y a pas refusé le soutien des syndicats qui, sans aucun doute, a dû peser dans la décision finale. Celle-ci pourrait faire jurisprudence car l’instituteur de Condat-sur-Vienne n’a rien concédé en échange d’une quelconque mansuétude. D’ailleurs, il est resté ferme sur ses positions malgré la menace d’une sanction et pendant sa suspension qui, finalement, aura duré une semaine.

« Je souhaite maintenant que le dialogue se renforce dans les mois qui viennent et que les enseignants de la base soient écoutés pour faire avancer les élèves« ,souligne Gilles Lehmann. On peut également s’interroger sur la reculade de la hiérarchie qui se se contente de déclarer que « l’affaire est close ». Mais elle devrait cependant laisser les traces au sein même de l’Inspection d’Académie dont l’attitude a pu agacer le ministère.

TS