1ermai2009FaisonsSaFeteAuPatronat

1er mai : nos luttes, notre changement !

Leur crise, nous la payons quotidiennement au prix fort : licenciements, chômage, précarité, les annonces des plans sociaux se multiplient sous le regard complice d’un gouvernement qui accompagne le monde de la finance et du capital. Pour asseoir cette domination, il cherche chaque jour à nous diviser. En opposant chômeurs et salariés, travailleurs français et étrangers les politiciens de tous bords cherchent à nous faire oublier que nos intérêts de classe sont communs. C’est ainsi qu’ils isolent les individus et leurs luttes et se protègent de toute contestation sociale. C’est dans un tel climat détestable que l’extrême droite endosse un habit pseudo social, crie à la «trahison de la gauche» et tente de séduire le monde du travail.

Longtemps mis en quarantaine, le Front national (FN) sort de l’isolement grâce à l’action de Nicolas Sarkozy et de ses lieutenants qui ont conduit l’UMP à adopter le langage et le populisme de l’extrême droite. Comme pour le FN, la recherche de boucs émissaires fait désormais partie de la politique d’une partie de la droite qui n’hésite pas à stigmatiser les Roms, les chômeurs, les SDF ou nos concitoyens musulmans, … Même les travailleurs et les travailleuses sont priés de travailler plus et de gagner moins !

D’un côté, « le changement dans la continuité », Emmanuel Valls ministre de l’intérieur continue de stigmatiser et d’expulser les Roms et les personnes en situation irrégulière.

De l’autre le dernier changement soutenu par le gouvernement ; l’ANI. Ce fameux Accord National Interprofessionel soit disant majoritaire alors que les travailleurs et les travailleuses sont contre !

Cet accord est une profonde atteinte aux droits des travailleurs et une remise en cause de nos acquis sociaux, en imposant toujours plus de flexibilité pour les salariés, et en

facilitant les procédures de licenciement.

La lutte continue, restons mobilisé-es !

Tout cela ne peut que conforter l’extrême droite qui, ainsi « dédiabolisée », investit la rue, notamment lors des « manifs pour tous » homophobes.

Pour porter le mouvement social et notre projet de société, seule l’autogestion des luttes et donc l’autogestion des syndicats paient. C’est aux individus en lutte de décider et de mettre en place les actions qu’ils jugent nécessaires, sans déléguer leur pouvoir à quelque hiérarchie syndicale ou parti politicien que ce soit. L’anarchosyndicalisme de la CNT, qui refuse les permanents syndicaux et qui a fait le choix de l’indépendance financière notamment pour ses locaux, réaffirme que c’est par le biais des assemblées générales et de l’action directe que nous obtiendrons gain de cause, que nous nous émanciperons.

C’est également en développant une contre culture populaire, en se formant politiquement et syndicalement, en créant des alternatives économiques comme des coopératives de productions ou de distributions, en renforçant la solidarité internationale, que nous créerons le point de rupture avec le capitalisme et arriverons à la révolution sociale etlibertaire !

Partout en Europe et dans le monde, les luttes des travailleurs s’intensifient et renforcent notre détermination !

C’est pourquoi la CNT souhaite faire de ce premier Mai une véritable fête du syndicalisme de lutte et de la solidarité internationale, mais également le point de départ d’une véritable mobilisation des travailleurs et des travailleuses vers la grève générale.

 

Rendez-vous à Limoges, 10h30, place de la République