En grève le 26 janvier : pour quoi ?

Le 26 janvier 2016 une intersyndicale assez large appelle à le grève pour la défense du service public et la revalorisation des salaires. En tant que travailleur-se-s de l’éducation, de la santé et du social nous ne pouvons qu’approuver ces revendications.

Une réduction des écarts de revenus pour avancer vers l’égalité économique
Cependant nous ne saurions nous satisfaire d’une simple augmentation du point d’indice. En effet celle-ci n’aurait pour effet qu’augmenter les écarts de salaire déjà existants. Nous réclamons au contraire une augmentation des salaires inversement proportionnelle à la hauteur de ceux-ci.
Il est urgent de revaloriser notamment les débuts de carrières ainsi que les salaires les plus bas de la fonction publique. Nous sommes tous autant nécessaires au service public, l’aide-soignant comme le médecin, l’instit’ comme l’agrégé.
De cette manière nous progresserions vers l’égalité salariale, première étape vers l’égalité des revenus seule à même de créer une société plus égalitaire.

Un service public autogéré
De la même façon, la défense du service public tel qu’il existe aujourd’hui ne peut nous satisfaire. Celui-ci est actuellement aux mains de l’Etat et nous militons pour un service public autogéré par les travailleur-se-s en coopération avec les usagers qui travaillerait à la remise en cause des inégalités et à l’émancipation des individus vis à vis des oppressions marchandes et étatiques.

Un mouvement revendicatif par et pour les travailleur-se-s
Nous savons aussi pertinemment que les revendications de l’intersyndicale ne seront en aucun cas satisfaites après une journée de grève isolée et non reliée à un mouvement social important. Alors que le rapport Oxfam vient de révéler les terribles inégalités économiques, on voit bien que l’argent est toujours disponible et que les riches le sont chaque jour un peu plus. Ce n’est pas l’argent qui manque mais la volonté de le partager.

Ce sont pour ces raisons que nous appelons l’ensemble des travailleur-se-s à s’auto-organiser afin de définir des revendications communes et de mettre en œuvre les actions susceptibles de leur permettre d’obtenir satisfaction.