Le 8 mars, 17h30, Place de la Motte on se rappelle…

Femmes, discriminées tout au long de la vie !

Tous temps de travail confondus – temps partiels et complets rassemblés, les femmes perçoivent 25,7% de salaire en moins que les hommes. Temps partiels et interruptions de carrières principalement en cause pour qualifier certains écarts (l’éternel déséquilibre homme / femme dans les responsabilités familiales), il n’empêche que près de 11 % des écarts de salaires entre les deux sexes sont inexpliqués et relèvent d’une discrimination « pure ».

Dévalorisation à tous les étages…

Ça commence dès l’école ! On constate que les filières appliquent « naturellement » cette discrimination, orientant les filles sur des secteurs moins valorisés, et inversement pour les garçons. En médecine par exemple, la répartition des spécialités favorise les écarts : les hommes sont plus représentés dans les spécialités à hauts revenus.

Les études sont donc un premier axe de travail pour combattre les inégalités professionnelles hommes / femmes.

Mais pourquoi y-a-t-il des filières plus ou moins bien « cotées » ?
C’est la question de la valeur du travail féminin qui est posée. Depuis trop longtemps, et aujourd’hui encore, le travail des femmes est par principe dévalorisé, leurs salaires considérés comme des revenus d’appoint. Dès lors, les filières à prédominance féminine poursuivent cette logique, et une cadre administrative sera moins bien payée qu’un cadre technique !

Les écarts de salaires se retrouvent également dans des situations où les hommes et les femmes occupent le même emploi. A ancienneté et qualification égales, ce sont les carrières qui vont entraîner une discrimination, toujours en défaveur des femmes : maternité, temps partiels, contraintes domestiques (les tâches domestiques et familiales sont toujours assumées très majoritairement par les femmes), autant de « raisons » de donner de meilleures primes et de meilleures carrières aux collègues masculins qui eux, hein, sont tout le temps là !
Le plafond de verre s’impose également aux femmes. Quel que soit leur niveau de qualification, l’accès aux postes à responsabilité reste pour les femmes un parcours de la combattante… Les femmes ne représentent que 12% des emplois de direction dans le secteur public, 17% des dirigeant-es d’entreprise.

Des stéréotypes qui perdurent dans l’accès à certains métiers concentrent les femmes dans quelques familles professionnelles.
Près de la moitié des femmes qui travaillent se retrouvent dans une dizaine de métiers, sur 86 types de métiers recensés. Autant de limites sur les perspectives professionnelles… et on reboucle avec l’école !

Arrivées à la retraite, c’est la double peine. Après avoir subi toute leur vie les discriminations de genre, emplois précaires, temps partiels, salaires inférieurs, carrières interrompues, les femmes partent à la retraite avec une pension moyenne qui représente 58% de celle des hommes. Elles sont largement majoritaires parmi les allocataires du minimum vieillesse (près de 60% des allocataires), et représentent plus de 70% des bénéficiaires du minimum contributif (retraite minimale pour les bas salaires).

Toute une vie de discrimination, de dévalorisation, de doubles journées travail / maison, et continuer, arrivées à la retraite, à vivre dans la précarité.

Il est temps que cela change, alors le 8 mars, c’est dans la rue que nous serons, pour dénoncer, nous rassembler, nous organiser pour agir et gagner l’égalité entre les hommes et les femmes.